19/11/2024
Les violences sexuelles laissent des marques profondes, invisibles mais bien réelles, sur celles et ceux qui les subissent.
Chaque jour, de nombreuses femmes (et hommes) tentent de se reconstruire après un viol ou une agression sexuelle, tout en jonglant avec des émotions complexes et des souvenirs traumatiques. Face à cette souffrance, elles sont confrontées à un choix difficile :
Ces deux approches, loin d’être exclusives, nécessitent du soutien et de l’accompagnement. Il est essentiel de rappeler que les victimes ont des droits et que des ressources existent pour les aider.
Cet article se propose de les informer tout en encourageant un processus de guérison personnel.
Partie 1 : Définir l'Agression Sexuelle et le Viol
Nous reviendrons sur la définition légale des agressions sexuelles et du viol, en décrivant les actes et comportements qui les constituent.
Partie 2 : Recours Juridiques et Aides Disponibles
Cette section fournira une liste des recours légaux et des aides en expliquant les démarches judiciaires, le choix d’un avocat, et les ressources psychologiques et médicales adaptées pour surmonter ce traumatisme.
Partie 3 : Hypnose de Guérison
J'ai écrit un texte d'hypnose guidée pour vous faire vivre les étapes de la guérison, apprendre à retrouver confiance en soi, et de restaurer une sexualité apaisée.
Conclusion : Un Message d'Espoir
Une note d'espoir pour vous rappeler que la guérison est une justice en soi.
En droit, une agression sexuelle est tout acte de nature sexuelle imposé à une personne sans son consentement. Elle englobe les contacts physiques non désirés sur des zones intimes (seins, fesses, cuisses, parties génitales), les attouchements, et les baisers forcés.
Le viol, quant à lui, se définit comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur autrui par violence, contrainte, menace ou surprise.
Ces violencessont physiques, mais aussi psychologiques (chantage, manipulation, menace d’acte sexuel, pression morale) et sexuelles.
En France, l'article 222-22 du Code pénal définit le viol comme
Quant aux agressions sexuelles, elles sont régies par l'article 222-27, qui inclut toute atteinte sexuelle sans consentement.
Reconnaître ces violences, c'est aussi conscientiser que la violence psychologique (manipulation, humiliation), la violence physique (coups, immobilisation) et la violence sexuelle (harcèlement, pression) sont indissociables et amplifient les dégâts.
L’amnésie traumatique survient lorsque le cerveau met en place un mécanisme de défense pour protéger la victime des souvenirs insupportables. Pour lever cette amnésie, il est nécessaire de recréer un sentiment de sécurité, de parler à son propre rythme et, parfois, de faire appel à des techniques thérapeutiques comme l’EMDR ou l’hypnose.
Les victimes de violences sexuelles peuvent présenter des symptômes variés :
des troubles du sommeil (insomnies, cauchemars),
des flashbacks intrusifs,
des douleurs physiques comme le vaginisme,
ou des maladies chroniques (fibromyalgie, troubles digestifs, tumeurs).
Ces symptômes sont autant de réponses du corps face au traumatisme subi, et il est essentiel de les écouter et de les comprendre pour guérir.
Déposer plainte après une agression sexuelle ou un viol peut être une étape difficile, mais c'est un droit fondamental pour toute victime.
Vous pouvez vous rendre dans n'importe quel commissariat de police ou gendarmerie pour déposer plainte, même si l'agression ne s'est pas produite dans la même zone géographique.
Lors de la déposition, la victime a le droit de demander à être reçue par un officier de police judiciaire du même sexe, ce qui peut aider à atténuer le stress et la gêne.
Il est essentiel de savoir que les policiers ou gendarmes n'ont pas le droit de juger la légitimité de la plainte. Ils doivent enregistrer la plainte sans faire de commentaires sur sa crédibilité. Une enquête sera ensuite menée pour établir les faits, mais la victime ne doit pas se sentir découragée ou remise en question au moment de déposer plainte. La loi interdit toute forme de pression ou de jugement de la part des forces de l'ordre lors de la réception d'une plainte pour violence sexuelle.
De plus, la victime a le droit d'être informée sur ses droits, y compris sur l'accès à un avocat, et de demander un certificat médical si des examens ont été faits. Si elle se sent mal reçue ou jugée, la victime peut signaler ce comportement et choisir de porter plainte dans un autre commissariat ou de contacter des associations d'aide pour obtenir un accompagnement juridique.
Si des policiers ou gendarmes refusent de prendre la plainte ou jugent de sa légitimité, il est crucial pour la victime de savoir qu'elle a plusieurs options pour faire valoir ses droits :
1. Demander à parler à un supérieur : Si l'agent qui prend la plainte se montre réticent ou fait des commentaires déplacés, la victime peut demander à parler à un officier de rang supérieur pour signaler ce comportement et insister pour que la plainte soit enregistrée.
2. Se rendre dans un autre commissariat ou une autre gendarmerie : Si la victime ne se sent pas prise au sérieux ou si la plainte est refusée, elle peut tout à fait se rendre dans un autre commissariat de police ou une autre brigade de gendarmerie pour faire sa déposition.
3. Contacter directement le Procureur de la République : En cas de refus persistant, la victime peut écrire une lettre au Procureur de la République du tribunal judiciaire le plus proche de chez elle. Dans cette lettre, il est important de décrire les faits, d'inclure toutes les informations pertinentes, et de préciser si un refus de plainte a été rencontré auprès des forces de l'ordre. Le Procureur peut ensuite donner des instructions pour que l'enquête soit lancée.
4. Faire appel à une association d'aide aux victimes : Des associations spécialisées, comme France Victimes, Stop aux Violences Sexuelles, ou le Collectif Féministe contre le Viol, peuvent offrir un soutien juridique et psychologique. Elles peuvent également accompagner la victime lors du dépôt de plainte pour s'assurer que la procédure est respectée.
5. Aller à l'hôpital : En cas de violences récentes, se rendre aux urgences ou dans un Centre de Soins d'Urgence pour les Victimes d'Agressions (CUSPAV) permet de recevoir des soins médicaux et de faire un examen médico-légal, qui pourra servir de preuve. Un certificat médical pourra être délivré et conservé pour la suite de la procédure judiciaire. L'hôpital est aussi un lieu où la victime peut être mise en contact avec des professionnels formés à ces situations.
Il est important de souligner que refuser de prendre une plainte est illégal. Tout comportement inapproprié de la part des forces de l'ordre peut être signalé à l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) ou à l'Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN).
Il existe de nombreux recours pour les victimes. Elles peuvent
porter plainte dans un commissariat,
contacter un avocat spécialisé en violences sexuelles,
ou consulter un médecin pour faire constater les blessures.
Les Maisons de la Justice et du Droit offrent une aide juridique gratuite.
Les associations comme Stop aux Violences Sexuelles accompagnent les victimes tout au long de leur démarche.
Pour le soutien psychologique, il est crucial de choisir un professionnel formé aux traumatismes sexuels (psychologue, sexologue, sage-femme spécialisée).
Des livres utiles : "Le Corps n'oublie rien" de Bessel van der Kolk, "Femmes qui courent avec les loups" de Clarissa Pinkola Estés, "Sortir du silence" de Muriel Salmona.
Imaginez-vous dans un lieu apaisant, un espace sûr où vous pouvez respirer profondément. Ressentez votre souffle devenir plus régulier. Imaginez que vous déposez doucement vos souvenirs traumatiques, les observant comme des pierres sur le rivage. Vous les regardez, sans jugement, les laissant là, sur le sable, hors de votre esprit. Imaginez que chaque vague qui s’éloigne les emporte avec elle. Visualisez une lumière douce qui réchauffe votre cœur et apaise vos peurs. Ressentez la force et la sérénité grandir en vous, pas à pas, en étant pleinement présent(e) dans cet instant de paix. Vous êtes en sécurité, et chaque étape vers la guérison est une victoire sur la douleur passée.
Imaginez-vous maintenant au bord de l’eau, debout sur le sable, ressentant la douceur du vent qui caresse votre peau. Devant vous, l’eau de la mer scintille sous la lumière du soleil, prête à vous accueillir dans toute sa pureté. Vous vous autorisez à vous débarrasser de tout ce qui vous pèse, en enlevant lentement vos vêtements, avec douceur et confiance. Vous laissez de côté chaque charge émotionnelle, chaque douleur, chaque souvenir de souffrance.
Tout en entrant dans l’eau, vous ressentez une légère brise sur votre peau, un contact apaisant. Chaque pas vous rapproche de la guérison, chaque goutte d’eau qui vous effleure vous lave des blessures du passé. Vous vous sentez de plus en plus légère, comme si l’eau vous permettait de vous nettoyer, d’évacuer les mémoires douloureuses. La mer vous soutient, vous enveloppe dans sa douceur, vous offrant un refuge et une énergie bienveillante. Vous êtes aimée et protégée par cette grande force de la nature, qui vous rappelle votre propre puissance.
Dans cet instant, vous vous sentez profondément en paix, en harmonie avec vous-même, prête à laisser aller tout ce qui ne vous sert plus. La mer est là pour vous, pour vous apporter sa force, sa tranquillité, et pour vous rappeler que vous êtes digne d’être aimée et chérie.
Phrases pour retrouver confiance :
"Je suis digne de respect et d'amour, et je ne me contenterai de rien de moins."
"Je décide d'être moi-même et de l'assumer pleinement, sans peur."
"Je suis libre de dire non, d'imposer mes limites, et de prendre soin de moi."
"Chaque jour, je fais un pas de plus vers la paix et la guérison."
"Mon corps et mon esprit méritent d'être écoutés et protégés."
"Je choisis de vivre une vie qui honore ma force et ma résilience."
"Tant que je me respecterai, je serai une femme libre et épanouie."
"Je suis capable de transformer ma douleur en une force positive pour moi-même et pour les autres."
À toutes les victimes de violences, sachez que votre douleur est entendue et que vous n'êtes pas seules. Votre souffrance ne définit pas qui vous êtes. Vous êtes une femme forte, courageuse, et chaque pas vers la guérison, même petit, est une victoire. Le chemin de la guérison peut être difficile et semé d'embûches, mais sachez qu'il existe un soutien, des ressources et des personnes prêtes à vous tendre la main.
Votre histoire, bien que marquée par la violence, ne vous réduit pas à ce que vous avez vécu. Vous avez la capacité de reconstruire votre vie, de retrouver votre lumière. La guérison ne suit pas un chemin linéaire, mais chaque jour qui passe est une nouvelle opportunité pour prendre soin de vous, pour poser des limites, et pour redécouvrir ce qui vous apporte du bien-être.
Vous méritez d'être respectée, aimée et valorisée pour ce que vous êtes. Reprenez confiance en vous, et rappelez-vous que vous avez le pouvoir de définir votre propre avenir. Vous avez survécu à l'inimaginable, et cela témoigne de votre incroyable force intérieure. Un avenir radieux est encore possible. Accrochez-vous à cet espoir et donnez-vous la chance de le vivre. Vous êtes digne de tout l'amour et le bonheur du monde.
J'aide les Hypersensibles à se faire confiance et à trouver leur juste place
Thérapeute PNL et Hypnose : Stress - Angoisses - Dépendance affective