19/09/2024
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) affecte des millions de personnes à travers le monde. Il se caractérise par des difficultés à se concentrer, une impulsivité marquée, des comportements hyperactifs et souvent un sentiment d’échec chronique. Ceux qui en souffrent ont du mal à gérer leur quotidien, avec un cerveau toujours en quête de stimulation, ce qui peut rendre la vie désorganisée et stressante. Heureusement, il est possible de retrouver le contrôle et de construire une vie sereine et épanouissante, comme je l’ai fait.
Témoignage : Comment j’ai retrouvé la maîtrise de ma vie
Prendre les décisions difficiles
Dissonance cognitive : plusieurs voix se contredisent
Ouvrir la porte vers de nouvelles possibilités
1. Difficulté à se concentrer : Les tâches simples semblent insurmontables, et les distractions sont omniprésentes.
2. Procrastination : Reporter constamment les tâches importantes, comme la comptabilité ou les obligations administratives.
3. Agitation mentale : Le cerveau ne s’arrête jamais, créant un bruit constant de pensées conflictuelles.
4. Impulsivité : Prendre des décisions sans réfléchir, souvent sous le coup de l’émotion : pulsions alimentaires, fuite de ses responsabilités, sexualité...)
5. Hyperactivité émotionnelle : Les émotions fluctuent rapidement, rendant difficile la gestion du stress ou de la frustration.
6. Manque de gestion du temps : Une difficulté à estimer le temps nécessaire pour réaliser une tâche ou à respecter des délais.
7. Troubles du sommeil : Difficulté à s’endormir, à rester endormi ou à avoir un sommeil de qualité.
8. Sentiment d’échec : L’impression de ne jamais être à la hauteur ou de ne pas accomplir suffisamment.
9. Recherche constante de stimulation : Un besoin permanent de nouveauté pour éviter l’ennui.
10. Manque d’organisation : Une difficulté à mettre de l’ordre dans sa vie personnelle ou professionnelle, créant souvent du chaos.
Au début, j’étais submergée par ces problèmes. J’ai réalisé qu’il ne suffisait pas de mettre en place des stratégies superficielles pour les contrer. Il me fallait me recentrer en profondeur et aborder chaque aspect de ma vie de manière consciente. Voici les actions concrètes qui ont fonctionné pour moi.
Se mettre des limites, c'est savoir se recadrer quand on sent que notre vie part dans la mauvaise direction. J’ai appris à affronter mes émotions, à faire face à l’ennui, à la frustration et à la tristesse du manque, plutôt que de me tourner vers des distractions comme la télévision ou le sucre. En acceptant de ressentir cet inconfort émotionnel, j’ai appris à gérer ma dopamine et à ne plus dépendre d’une constante stimulation.
- La télévision : Quand je décide d’arrêter, c’est définitif. Pas de prolongation.
- Le sucre : J’ai arrêté d’en acheter. J’accepte de ressentir le manque et de me recentrer sur mes émotions à travers des activités comme le dessin ou la méditation.
- Les tâches difficiles (comme les impôts) : J’ai appris à observer les différentes voix dans ma tête, à les écrire, les comprendre et les calmer. Une fois en paix avec elles, je peux passer à l’action.
Réduire ma dépendance à la nouveauté et aux plaisirs immédiats a été crucial. Fixer des limites claires sur les moments de loisir (comme la télévision ou l’utilisation d’internet) m’a aidée à mieux contrôler mes impulsions. En prenant conscience de mon besoin constant de stimulation, j’ai pu mieux gérer mes envies et calmer mes voix intérieures discordantes.
L’un des aspects les plus cruciaux a été d’apprendre à agir malgré l’inconfort. Par exemple, me lever le matin lorsque j’aurais préféré rester au lit, ou me forcer à faire mes impôts malgré les voix intérieures qui disaient "tu n’y arriveras pas". L’observation et l’écriture de ces voix m’ont permis de les calmer et de retrouver ma capacité à passer à l’action.
Je me suis donnée des objectifs quotidiens simples et réalistes, comme un objectif principal et deux petites tâches à accomplir par jour. Cela m’a aidée à ne plus me sentir submergée par de grands rêves irréalistes ou des attentes démesurées. J’ai aussi adopté une routine stable, avec des heures de réveil et de sommeil régulières, ainsi que des activités comme des balades matinales et des étirements ou du Pilates en soirée.
Savoir quoi faire quand mon cerveau et mes émotions s’agitent a été essentiel. Des techniques comme le golf, la danse, l’écriture et l’art-thérapie m’ont aidée à exprimer mes émotions de manière saine et à me recentrer. En acceptant l’inconfort émotionnel au lieu de fuir vers des distractions, j’ai appris à naviguer dans ces moments difficiles.
J’ai amélioré la qualité de mon sommeil en écoutant des audios d’hypnose ou de méditation. Cela m’a permis de calmer l’agitation mentale avant de dormir et de mieux gérer mes émotions au réveil. Les siestes de 20 minutes ont également joué un rôle important dans mon bien-être général.
Mon alimentation a radicalement changé : jus de carotte ou eau au réveil, jeûne intermittent, fruits et légumes frais, et surtout, l’élimination du sucre. Cela m’a permis de stabiliser mon énergie et de ne plus être en quête de plaisirs alimentaires pour compenser le stress.
En mettant mon bonheur au centre de ma vie plutôt que le stress et la peur de l’échec, j’ai trouvé la sérénité. J’ai appris à dire non à des relations qui me stressaient, à me donner la priorité, et à me concentrer sur ce qui me rendait heureuse, même si cela signifiait faire des choix difficiles, comme quitter un compagnon qui n’était pas aligné avec ma sérénité.
En prenant des décisions conscientes pour me recentrer, en apprenant à gérer mon agitation intérieure, et en cultivant des habitudes simples mais efficaces, j’ai pu retrouver le contrôle de ma vie. Ces techniques, combinées à une meilleure gestion de mes émotions et à un recentrage sur mon bien-être, m’ont permis de surmonter les défis du TDAH. Aujourd’hui, je vis une vie plus sereine, équilibrée et épanouie, et je souhaite partager ces clés avec d’autres pour qu’ils puissent, eux aussi, retrouver leur bonheur et leur productivité.
Prendre des décisions difficiles est un défi que nous rencontrons tous à un moment ou à un autre. Ces moments peuvent susciter des émotions intenses, voire contradictoires, et nous donner l'impression d'être tiraillés entre différentes parties de nous-mêmes. Souvent, c'est cette cacophonie intérieure qui rend l'action si paralysante. Pourtant, la clé pour surmonter ces obstacles ne réside pas dans la fuite ou l'évitement, mais dans l'accueil des émotions et la pleine conscience.
Lorsque nous faisons face à une décision difficile, notre première réaction peut être de vouloir échapper à l'inconfort émotionnel qui en découle. Nous cherchons souvent des distractions – que ce soit la télévision, la nourriture, ou d'autres activités –, pour éviter de ressentir ce qui est en train de se passer en nous. Mais cette fuite ne fait que repousser l’inévitable. Chaque émotion non reconnue revient plus forte, comme une vague que nous tentons de repousser mais qui, tôt ou tard, nous submerge.
Accueillir ses émotions est un acte de courage. Cela signifie s'arrêter, respirer, et écouter tout ce qui se passe en nous. L'idée n'est pas de forcer une action immédiate, mais de créer un espace de pleine conscience où toutes nos parties intérieures peuvent s'exprimer. Cela implique de reconnaître qu'il n'y a pas qu'une seule "voix" en nous, mais plutôt plusieurs voix, ou parties de nous-mêmes, qui se manifestent avec leurs propres besoins, peurs, et espoirs.
Le premier pas dans ce processus est de s'arrêter. Littéralement. Lorsque vous ressentez une vague d'anxiété ou de confusion à l'idée de prendre une décision difficile, ne vous précipitez pas pour agir ou pour fuir cette sensation. Prenez un moment pour vous asseoir, respirer profondément et entrer en contact avec votre corps et vos émotions. Ressentez où se situe la tension : dans votre ventre, votre poitrine, vos épaules ? Laissez ces sensations être présentes, sans jugement.
La pleine conscience, c’est s’autoriser à vivre l’instant présent, même lorsqu’il est inconfortable. Cela implique aussi de ne pas laisser les pensées négatives vous emporter. Elles peuvent vous dire que vous êtes incapable de prendre une décision, que vous allez échouer, ou que vous n’êtes pas légitime à faire ce choix. Observez ces pensées comme des nuages qui passent dans le ciel, sans vous identifier à elles.
Une fois que vous vous êtes arrêté, l’étape suivante consiste à écouter attentivement toutes les voix intérieures. Celles-ci ne sont pas forcément harmonieuses. Vous entendrez peut-être une partie de vous qui dit "fais-le", tandis qu’une autre voix hurle "non, tu vas échouer". Ces voix peuvent représenter des émotions qui, jusqu'ici, étaient coupées les unes des autres. C'est comme si ces parties de vous avaient été dissociées à cause du stress ou de la peur.
Reconnaître ces voix, c’est faire un travail de rééquilibrage émotionnel. Chaque voix, chaque partie de vous, a un message important. Il est crucial de les laisser s’exprimer, sans les juger, même si certaines d’entre elles semblent exagérées, irrationnelles ou contradictoires. Elles ont besoin d’être entendues.
Pour donner à chaque voix l’espace nécessaire, écrire peut s’avérer un outil puissant. Prenez une feuille de papier ou un carnet et notez tout ce que chacune de ces voix dit. Par exemple :
- "Je veux prendre cette décision, mais j'ai peur d'échouer."
- "Je me sens incapable de faire face aux conséquences."
- "il faut le faire, c'est important, tu es nul si tu ne le fais pas"
- "Je veux juste fuir et ne pas y penser."
En écrivant, vous donnez forme à ce qui se passe dans votre esprit. Cela vous permet de mieux comprendre les dynamiques intérieures qui sont à l’œuvre. L’écriture est une façon de dialoguer avec ces différentes parties de vous-même, de les faire entrer en contact. C’est un processus de réintégration, où vous commencez à reconnecter ces fragments de vous qui ont été séparés par le stress et la peur.
Ce processus de fragmentation intérieure est souvent un phénomène de dissociation et de dissonance cognitive. La dissociation se produit lorsque nous séparons certaines parties de nous-mêmes, généralement pour échapper à une douleur ou à un inconfort émotionnel. La dissonance cognitive, quant à elle, est la tension que nous ressentons lorsque nos croyances ou nos actions sont en conflit. Lors d’une décision difficile, ces deux phénomènes peuvent s’entrelacer, créant une confusion qui nous paralyse.
Comprendre que ces voix sont des parties de nous, chacune submergée par ses propres émotions, nous permet de ne plus les voir comme des ennemies, mais comme des alliées qui cherchent à s’exprimer. Il s’agit de faire une sorte de "réunion intérieure", où chaque voix a le droit de s’exprimer autour d’une table ronde. Une fois que toutes les voix ont été entendues, un apaisement peut émerger, car ces parties ne se sentent plus ignorées ou rejetées.
Lorsque vous avez pris le temps d’écouter, de ressentir et d'écrire ce que chaque partie de vous avait à dire, vous pouvez commencer à prendre une décision en pleine conscience. Cela ne veut pas dire que toutes les voix seront unanimes ou que l’inconfort disparaîtra complètement. Mais en intégrant chacune de ces parties, vous pourrez prendre une décision plus alignée avec vos valeurs et vos besoins réels.
La pleine conscience dans la prise de décision, c’est accepter que certaines décisions seront inconfortables. Mais ce n’est pas parce que c’est difficile que cela doit être évité. Au contraire, c’est en accueillant cet inconfort et en permettant à toutes les voix intérieures de s’exprimer que vous trouverez la clarté. Le stress diminue, la dissonance s’apaise, et vous vous rapprochez d’une décision qui vous correspond véritablement.
Prendre des décisions difficiles est un processus de transformation intérieure. C’est une invitation à se reconnecter à soi, à accueillir ses émotions et à transformer l’inconfort en une opportunité de croissance. En écoutant toutes les voix en vous, en leur donnant un espace pour s’exprimer, et en les intégrant de manière consciente, vous rétablissez un équilibre intérieur qui vous permet de prendre des décisions plus alignées avec vos véritables aspirations.
La clé, c’est de ne pas fuir l’action, mais de s’arrêter, respirer, observer et écouter. Chaque décision difficile devient alors une opportunité pour mieux vous connaître et pour avancer, non pas en dépit de vos émotions, mais grâce à elles.
Imaginez que chaque décision difficile représente une porte que vous devez ouvrir. De l'autre côté de cette porte se trouvent des opportunités et des possibilités que vous n'avez peut-être jamais imaginées auparavant. C’est un espace où vous pouvez découvrir et maîtriser des aspects de vous-même qui semblaient auparavant hors de portée.
Lorsque vous affrontez vos émotions et que vous acceptez l’inconfort, vous ouvrez la porte vers une meilleure maîtrise de vos pulsions alimentaires. Au lieu de fuir la faim émotionnelle en cherchant réconfort dans la nourriture, vous apprenez à écouter vos véritables besoins. Vous devenez plus conscient de vos habitudes alimentaires et de ce qui les déclenche, vous permettant ainsi de faire des choix plus équilibrés et en accord avec vos objectifs de santé.
En traitant vos émotions de manière consciente, vous pouvez également explorer et maîtriser votre sexualité. Parfois, des pulsions sexuelles peuvent être liées à des besoins émotionnels non satisfaits ou à des patterns inconscients. En étant présent avec vos émotions et en les acceptant sans jugement, vous créez un espace pour comprendre vos désirs et vos comportements sexuels. Vous pouvez ainsi établir des relations plus saines et épanouissantes, alignées avec vos valeurs et vos besoins authentiques.
Une fois que vous avez commencé à traiter vos émotions, vous constaterez que vos réactions face aux situations stressantes et aux conflits deviennent plus réfléchies et moins impulsives.
Vous apprenez à prendre des décisions de manière plus équilibrée et consciente. Les réactions automatiques, souvent déclenchées par des émotions non résolues, diminuent. Vous vous sentez plus en contrôle de vos choix, car vous avez pris le temps de comprendre ce qui motive vos décisions et vos comportements.
La transformation émotionnelle ouvre également la voie à une communication plus authentique et efficace. En comprenant mieux vos propres émotions et en les exprimant de manière consciente, vous développez une capacité accrue à communiquer vos besoins et vos sentiments de manière claire et respectueuse. Vous devenez plus attentif aux émotions des autres et plus capable d'engager des dialogues constructifs. Cela enrichit vos relations personnelles et professionnelles, vous aidant à établir des connexions plus profondes et plus significatives.
Investir du temps et de l'énergie dans ce processus de gestion émotionnelle est véritablement bénéfique. Les efforts déployés pour accueillir et transformer vos émotions sont payants. Vous ne vous contentez pas de résoudre des problèmes immédiats, mais vous construisez également une base solide pour une vie plus épanouie et satisfaisante. Chaque émotion traitée et chaque décision difficile surmontée sont des pas vers une version plus consciente, équilibrée et résiliente de vous-même.
Franchir le seuil des décisions difficiles n’est pas simplement un acte de courage; c’est une opportunité d'explorer de nouvelles possibilités et de découvrir des aspects de vous-même que vous n’aviez jamais envisagés. En traitant vos émotions avec pleine conscience, vous ouvrez la porte à une maîtrise accrue de vos pulsions alimentaires, de votre sexualité, de vos réactions, de vos décisions et de votre communication.
Ce processus peut sembler exigeant, mais les récompenses en valent largement la peine. Il s’agit de passer d’un état de confusion et de chaos intérieur à une vie de plus grande clarté, de maîtrise et de satisfaction. En mettant en place ces pratiques, vous ne vous contentez pas de gérer des défis ; vous vous offrez la possibilité de vivre de manière plus authentique, alignée et riche en possibilités. Franchir ce seuil, c’est embrasser un avenir où vous êtes pleinement maître de votre vie, et où chaque décision, aussi difficile soit-elle, devient une porte ouverte vers un potentiel inexploré.
J'aide les Hypersensibles à se faire confiance et à trouver leur juste place
Thérapeute PNL et Hypnose : Stress - Angoisses - Dépendance affective
Cet article explore les principales caractéristiques du TDAH, les questions à se poser pour savoir si l’on en est atteint, et les liens entre TDAH, gestion des émotions, traumatismes, et comportements à risque.
Des études montrent que des expériences traumatiques, telles qu’un attachement insécurisé avec les parents ou des environnements chaotiques, peuvent contribuer à des comportements impulsifs, des difficultés de concentration et des émotions difficiles à gérer.