21/12/2024
Dans une famille dysfonctionnelle de type "narcissique", la vérité n'a aucune importance. Ce qui prime, c'est la loyauté envers la dynamique toxique familiale. Les membres ne se remettront jamais en question, peu importe la gravité de leurs comportements. Au lieu de cela, ils se soutiennent mutuellement dans leurs excès, se trouvent des excuses, tout en s’unissant contre un ennemi commun : vous, l’élément "perturbateur" qui refuse d'intégrer le cercle narcissique. Ainsi, vous demeurez "à l'extérieur", tel un étranger, car vous ne "jouez pas le jeu".
Quoi que fasse leur "enfant fétiche"/"enfant roi" (celui qui est idéalisé ou protégé car brillant, malade ou aveuglément loyal), vous serez toujours considéré comme le coupable, mis à l'écart. Vos besoins seront négligés au profit de "l'enfant roi". Les membres de cette famille s’encouragent les uns les autres dans leurs pires travers, trouvent une satisfaction dans les dégâts qu’ils causent, et rejettent ensuite toute responsabilité sur la victime : vous.
Leur soi-disant "lien familial" n’a rien à voir avec l’amour ; il s’agit d’un pacte basé sur des intérêts communs. Ils prospèrent en se soutenant dans leurs trahisons, manipulations, violences et mensonges mutuels, tout en évitant soigneusement toute forme de remise en question ou de responsabilité personnelle. Pourtant, ils n’hésiteront pas à brandir le mot "responsabilité" contre vous, exigeant que vous portiez seul le poids des conséquences, pendant qu’ils se sentent soulagés et s’en lavent les mains en passant à autre chose. Si vous remettez le sujet sur la table ou voulez régler un quelconque problème du passé, gare à vous : ils vous feront passer pour égocentrique, vous diront "tu prends les choses trop à cœur", nieront ("je n'ai jamais dit ça") ou minimiseront vos ressentis ainsi que les faits... ou vous culpabiliseront de les faire tomber en dépression ou d'être responsable de leur malheur, de leurs douleurs ou maladie.
Vous pouvez les imaginer comme une ruche d’abeilles, fonctionnant en parfaite synchronisation – non par amour ou solidarité – mais pour attaquer en masse quiconque menace leur dynamique basée sur le mensonge et l'hypocrisie.
Si ce schéma vous semble familier, rappelez-vous ceci : cette dysfonction n’est pas la vôtre. Vous n'avez pas à la porter. Vous n'avez pas à en souffrir, à accepter de rester victime, à l'alimenter, ou même à tenter de la régler. Ce fardeau ne vous appartient pas, et plus on essaie d'agir, plus on alimente la dynamique toxique. C'est comme asticoter les bûches avec un tisonnier : cela ne fait que relancer le feu.
Le "mouton noir" de la famille est un concept souvent évoqué dans la littérature sur les dynamiques familiales, notamment dans les ouvrages sur les familles dysfonctionnelles et toxiques. Il désigne un membre de la famille qui, volontairement ou non, semble dévier des attentes ou des normes tacites du groupe familial. Souvent, cette personne est perçue comme différente ou problématique, attirant critiques, blâmes ou exclusion.
Dans les familles toxiques, le rôle de "mouton noir" peut servir de mécanisme inconscient pour détourner l'attention des véritables dysfonctionnements familiaux. En attribuant tous les problèmes à un individu, la famille évite d’examiner des problèmes systémiques, comme des dynamiques de contrôle, des traumatismes non résolus ou des relations déséquilibrées. Ce rôle peut être attribué pour diverses raisons : des valeurs divergentes, une sensibilité accrue, ou le simple fait de refuser de se conformer à des attentes jugées injustes ou oppressives.
Selon des auteurs comme Susan Forward (Parents toxiques) et John Bradshaw (Retrouver l'enfant en soi), le "mouton noir" peut souffrir de rejet, de solitude et d'une faible estime de soi, mais cette position peut également devenir une source de force. En se distanciant des schémas familiaux dysfonctionnels, le "mouton noir" est souvent le premier à entamer un processus de guérison ou de transformation personnelle, ouvrant ainsi la voie à un changement intergénérationnel.
Ce rôle, bien que douloureux, peut devenir une opportunité pour questionner, réinventer et sortir des schémas familiaux limitants.
Les différences de traitement peuvent provoquer des jalousies, des rivalités, ou des blessures émotionnelles durables. Les parents peuvent limiter ces dynamiques en étant attentifs à leurs comportements, en valorisant chaque enfant pour ses qualités uniques, et en évitant les comparaisons directes. Des discussions ouvertes sur les sentiments des enfants peuvent également aider à maintenir l’équilibre.
Dans les familles toxiques, l'enfant qui souffre d'une maladie, d'un handicap ou qui excelle dans un domaine particulier (intellectuel, artistique ou sportif) devient souvent le centre de toutes les attentions. Parfois, son statut est aussi influencé par des circonstances de naissance, comme être l'aîné ou le benjamin. Cette focalisation excessive sur un enfant spécifique laisse les autres dans l'ombre. Ces derniers doivent se débrouiller seuls, grandissant sans affection ni validation émotionnelle. Cela crée un sentiment d'abandon profond qui affecte leur cerveau en altérant leur capacité à gérer le stress et à établir des relations saines.
Extraits de livres :
"Le Cerveau de l'enfant" de Daniel J. Siegel : "Lorsqu'un enfant ne reçoit pas l'attention émotionnelle nécessaire, son cerveau développe des circuits hyperactifs liés au stress, entraînant à l'âge adulte des réactions excessives ou un évitement dans les relations."
"Guérir de son enfance" de Catherine Audibert : "La reconstruction passe par une reconnexion avec ses émotions enfouies et un travail de revalorisation de soi pour briser le schéma de dépendance affective."
Dans les familles dysfonctionnelles, l’aîné se retrouve souvent avec des responsabilités démesurées, jouant parfois le rôle de « deuxième parent » pour ses frères et sœurs. On attend de lui une maturité précoce et une discipline exemplaire, ainsi que de refouler se besoins d'enfant, ce qui peut créer un stress énorme et une pression émotionnelle. Tandis que les autres enfants sont laissés à eux-mêmes, l’aîné porte le poids des attentes parentales, souvent au détriment de son propre développement.
Extraits de livres :
"Le Syndrome de l’aîné" de Lionel Bellenger : "Ces enfants portent un fardeau invisible qui les pousse à devenir perfectionnistes, mais qui les rend également vulnérables à l’anxiété et au burn-out."
"Se libérer du rôle de sauveur" de Sylvie Tenenbaum : "Pour guérir, il est crucial d’apprendre à poser des limites et à déléguer les responsabilités qui ne nous appartiennent pas."
Les attentes familiales varient souvent selon le genre de l’enfant. Les garçons peuvent être encouragés à être forts, indépendants et à réprimer leurs émotions, tandis que les filles sont poussées à être responsables, sensibles et à prendre soin des autres. Ces dynamiques alimentent des stéréotypes nocifs qui entravent le développement personnel et relationnel.
Pire, dans certaines familles on pourra donner honte à une petite fille de ne pas pas être né garçon (et inversement). J'ai déjà entendu des phrases du genre "malheureusement, tu n'es pas un garçon, tu es une déception".
Extraits de livres :
"Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus" de John Gray : "Les rôles de genre imposés dès l’enfance créent des blocages émotionnels qui se traduisent par des incompréhensions et des frustrations à l’âge adulte."
"Réinventer sa vie" de Jeffrey E. Young : "Surmonter ces stéréotypes passe par une redéfinition de soi, en abandonnant les attentes limitantes pour embrasser ses propres besoins et valeurs."
Dans les familles toxiques, les enfants calmes ou qui causent peu de problèmes deviennent souvent invisibles aux yeux de leurs parents. Leur conformisme ou leur discrétion est interprété comme une absence de besoins, ce qui les prive d’attention et d’épanouissement. En grandissant, ces enfants développent une faible estime d’eux-mêmes et une difficulté à exprimer leurs émotions ou à demander de l’aide.
Extraits de livres :
"L’enfant invisible" de Katharine Davis : "Le manque d’attention engendre un sentiment chronique d’invisibilité, qui pousse ces enfants à se replier sur eux-mêmes et à minimiser leurs besoins."
"La voie de la guérison" de Alice Miller : "Se reconstruire implique de reconnaître cette invisibilité imposée et de réapprendre à se valoriser et à se faire entendre."
Certains enfants grandissent en ayant connaissance de secrets familiaux : un adultère, des violences cachées, ou des non-dits destructeurs. Cette situation les place dans une position de poids émotionnel énorme, les forçant souvent à devenir méfiants et anxieux. Garder ces secrets les isole et façonne des relations compliquées à l’âge adulte, souvent marquées par un manque de confiance.
Extraits de livres :
"Les loyautés invisibles" d’Anne Ancelin Schützenberger : "Les enfants porteurs de secrets familiaux développent des schémas relationnels marqués par la peur du rejet et le besoin de contrôler les interactions."
"Reconstruire son monde intérieur" de Boris Cyrulnik : "La résilience passe par l’identification des secrets pesants et par une libération progressive auprès de personnes de confiance."
Dans une famille toxique, certains enfants peuvent être perçus comme des "objets" destinés à répondre aux besoins des parents et/ou des autres frères et soeurs, qu’ils soient émotionnels, financiers ou sociaux. Ces enfants ne sont pas considérés comme des individus à part entière, mais comme des extensions de leurs parents ou des objets dont on peut se servir pour expulser ses pulsionssans se soucier si c'est nocif ou pas pour lui, sans considération. On le pose ici, on demande cela, il n'est pas considéré en tant qu'être sensible. Il porte bien souvent le rôle de défouloir pour acheter la paix sociale : on s'énerve sur lui, on lui demande de faire ce qu'on a pas réussi à faire, on le frappe, on l'utilise oarfois comme objet sexuel pour éviter tout conflit. Exemples :
Les parents ayant peur des crises de colère ou de le tristesse de l'un des enfants le laisse se défouler sur un de ses frères et soeurs
Par peur d'être violent dans son couple, un père préfèrera fraper en secret l'un de ses enfants
Cette instrumentalisation peut entraîner un manque de développement identitaire et une difficulté à établir des limites saines à l'âge adulte.
Extraits de livres :
Dans "Parents toxiques" de Susan Forward : « Un enfant traité comme un objet apprend à ignorer ses propres besoins pour satisfaire ceux des autres, ce qui peut mener à une profonde perte de soi. »
"Se reconstruire après une enfance difficile" de Christine Courtois souligne : « Retrouver un sens de soi implique de redécouvrir ses aspirations et d'apprendre à exister pour soi-même. »
Établir des limites fermes : La clé pour se protéger d'une famille toxique est d'établir des frontières claires et respectées. Cela inclut de savoir ce qui est acceptable ou non pour vous dans les interactions et de faire respecter ces limites, même si cela signifie des confrontations difficiles. Cela permet de préserver votre bien-être émotionnel et de minimiser l'impact des comportements destructeurs.
Se détacher émotionnellement : Il est essentiel de prendre de la distance émotionnelle par rapport aux membres de la famille toxiques. Cela peut passer par la réduction des interactions ou, dans certains cas, par la coupure des liens. Le détachement émotionnel aide à protéger la paix intérieure et à éviter que les actions des autres n'affectent votre santé mentale. Il s'agit de trouver "la juste distance"
Investir dans sa guérison personnelle : Se concentrer sur sa propre guérison et se réapproprier sa vie après avoir été affecté par une famille toxique est indispensable. Cela implique de reconnaître les blessures émotionnelles, de travailler sur soi-même, et de s'engager dans des relations et activités qui favorisent un épanouissement sain et durable. La guérison ne se limite pas à couper les liens, mais consiste également à reconstruire sa vie sur des bases solides et positives. Une psychothérapie est souvent indispensable pour conscientiser les abus, faire la part des choses, être validé et rendre les responsabilités qui ne nous appartiennent pas.
Voici une hihstoire qui vous aidera à trouver votre "juste place". Certains pouront garder un peu de lien, d'autres non car cela dépendra de la virulance de votre famille envers vous, de vos valeurs et de votre sensibilité :
La théorie du hérisson décrit la quête d'équilibre des jeunes hérissons à leur naissance. À ce moment-là, ils doivent trouver leur juste place au sein de la portée pour survivre à l'hibernation. Si trop éloignés les uns des autres et de leur mère, ils risquent de mourir de froid, car leur petit corps ne peut pas produire assez de chaleur pour faire face aux températures glaciales. D'autre part, s'ils sont trop proches, ils risquent de se blesser avec les piques de leurs frères et sœurs, voire de leur mère. En grandissant, la recherche de cet équilibre devient un défi constant.
Ainsi, chaque hérisson doit trouver sa propre place : ni trop loin, ni trop près. Ce phénomène, qui semble être une simple question de survie, peut aussi être vu comme une métaphore des relations humaines. À l'instar des hérissons, nous avons tous besoin d'un équilibre entre indépendance et proximité, où l'intimité est partagée sans risquer la douleur ou l'éloignement. Trop de distance engendre la froideur, trop de proximité engendre la souffrance. L'art de vivre réside souvent dans cet espace fragile où chacun trouve sa place pour grandir sans se perdre.
Ce concept pourrait également être appliqué aux dynamiques familiales ou même à des environnements de travail, où la coopération et la distance doivent être ajustées avec soin pour éviter le conflit.
Le hérisson doit trouver sa propre place : ni trop loin, ni trop près. Ce phénomène, qui semble être une simple question de survie, peut aussi être vu comme une métaphore des relations humaines.
J'aide les Hypersensibles à se faire confiance et à trouver leur juste place
Thérapeute PNL et Hypnose : Stress - Angoisses - Dépendance affective